The Prowlers & Baldy Sound Records : Entrevue avec Sylvain

The ProwlersNous profitons de la sortie du split France-Québec, Face à Face, notre nouvelle co-production, pour publier cette entrevue avec Sylvain, chanteur du célèbre groupe oi! montréalais The Prowlers et organisateur de concerts dans la métropole. En effet, The Prowlers s’associent à Hors Contrôle, 22 Longs Riffs et La Gachette pour lancer ce nouveau vinyle et tisser des liens encore plus solides entre la France et le Québec. Entrevue avec un pilier de la scène oi! québécoise.
Comment vois-tu l’évolution de la scène à Montréal depuis le début des Prowlers? Quels groupes ont marqué cette évolution?

C’est sûr que la scène a beaucoup évolué (pour le mieux) depuis nos débuts en 1999. Il y a plusieurs facteurs qui expliquent ça tels que l’Internet, la venue de plusieurs groupes internationaux et le fait que plusieurs de nos groupes aient aussi voyagé et nous ont emmenés à découvrir d’autres choses. Les gens et les groupes sont de plus en plus sensibilisés aujourd’hui sur des sujets qui n’étaient pas traités dans les années 90 tels que le racisme, l’homophobie et le sexisme. Je pense que depuis nos débuts des groupes comme Street Troopers, La Gachette, Jeunesse Apatride et Esclaves Salariés ont emmené la première vague de changement et aujourd’hui des groupes comme ShotCallers, Action The Prowlers 2Sédition, King Cans pour n’en nommer que quelques-uns contribuent à garder le même esprit. On se considère chanceux de pouvoir faire partie de cette évolution et de pouvoir continuer à la vivre aujourd’hui.

Vous avez fait beaucoup de shows dans votre carrière et ce, un peu partout dans le monde. Quels sont ceux qui vous ont le plus marqués? Pourquoi?

Je te dirais que j’en ai 3 qui me viennent plus rapidement à l’esprit. Le premier, en 2004, à Novi Sad en Serbie. Le pays était en pleine guerre et l’ambiance était très bizarre. Les gens étaient très contents de nous voir et d’avoir un spectacle, point, mais en même temps, on pouvait voir la détresse et la tristesse dans leur face. Le concert a super bien été et je pense qu’on n’a pas embarqué sur scène avant 3h du matin, mais ç’avait l’air normal pour eux. Notre première fois à Mexico en 2011 a été assez spéciale aussi. On ne savait pas du tout à quoi s’attendre et l’accueil et l’ambiance ont été débiles. La police a arrêté le concert en plein milieu pour avoir son pot de vin et encore là, ça avait l’air bien normal pour eux. À Montréal, c’est probablement le lancement de Hair Today Gone Tomorrow au bar St-Laurent en 2001. C’était en même temps l’after party du show d’Agnostic Front et pas mal tout le monde est arrivé ben saoul, on a dû arrêter le show 5 fois à cause de nombreuse batailles, un classique.

Quels sont les projets à venir avec les Prowlers?

Pour 2016, on est pas mal occupés. On va en Europe en avril, en Alberta au mois d’août et on a aussi le Mid West Live and Loud à Minneapolis en Septembre. Ajouté à ça, on a nos The Prowler 2concerts réguliers au Québec et on enregistre un album en plusieurs sessions tout au long de l’année.

Comment le projet du split avec La Gachette, 22 Longs Riffs et Hors Contrôle a pris forme? Pourquoi avez-vous décidé d’y participer?

C’est une idée de David de 22 Longs Riffs et nous n’avons pas hésité 2 minutes à faire partie de ce projet avec nos amis de Hors Contrôle et de La Gachette. Chaque fois qu’on peut participer à un projet de la sorte on le fait parce que ça aide à nous faire connaître un peu plus dans un autre pays, dans ce cas-ci, la France. En même temps, ça aide aussi le groupe de l’extérieur à aller chercher du nouveau public. Les gens des 2 pays découvrent des nouveaux bands, alors tout le monde y gagne.

Vous vous considérez comme un groupe SHARP*. Pourquoi est-ce que c’est important pour vous?

C’est très important parce que c’est là-dedans que nous avons grandi. Au milieu des années 90, tu avais 2 choix, sois que t’étais un white ou tu ne l’étais pas. Y’avait vraiment 2 clans et évidement, je me suis associé assez vite avec les SHARP et ç’a toujours resté. Grâce à Roddy Moreno, SHARP est devenu international et partout où on va, on côtoie des gens comme nous qui n’ont aucune tolérance envers le racisme ou d’autres formes de discrimination. SHARP est vraiment la meilleure alternative pour ceux qui sont moins impliqués politiquement, mais qui veulent quand même faire un stand. C’est aussi la chose The Prowlers 3logique quand on sait où tout a commencé.

On sait que tu t’impliques dans Baldy Soundsystem qui est maintenant devenu Baldy
Sound Records. Pourquoi ce changement? Quels sont vos projets à venir?

On a toujours voulu avoir un label associé a la production de shows, mais le temps me manquait. Martin, bassiste de Prowlers, et Mathieu du magasin Sonik nous ont proposé de s’associer avec nous pour la partie label et c’est ce qui a fait que nous avons pu faire naître
ce projet. Notre premier release sera le nouveau disque de Komintern Sect et suite à ça, nous avons d’autres idées. Ce ne sera pas un label qui fera beaucoup de releases, mais ça va quand même nous permettre de s’amuser un peu.

Un mot de la fin?

Merci pour l’entrevue, longue vie à Dure Réalité et ne manquez pas notre prochain concert avec Old Firm Casuals, Horny Bitches et nos amis de King Cans le 27 Mai aux Katacombes.

* SkinHeads Against Racial Prejudice (SHARP) : Mouvement antiraciste dans la scène skinhead.

A. Sanchez et Éric Sédition

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